Petit soldat

Les blessures de l’enfance ne guérissent jamais
Elles restent quelque part tapies au fond de vous
Prêtes à vous déchirer aux soirs d’automne
Quand l’amour est parti et que vous restez seul

Elles sont comme le vent qui gratte à la fenêtre
Comme le tiroir qui coince, comme le parquet qui grince
Et qui donnent son âme à la maison
Seriez-vous le même sans elles ?

Qui serait donc celui, qui aurait votre corps
Et n’aurait pas vécu
Tout ce que vous avez vécu ?
Vous pensez parfois à cet inconnu

Et puis vous avancez, bravant l’orage
Debout sous la grêle des souvenirs
Mitraillant votre corps à nu

On a beau être évêque, ministre, ou pâtre
Quand on a un enfant qui souffre au fond de soi
Qui appelle, et qui pleure parfois

On est faible.

On est faible mais on avance.

Comme un petit soldat, brave et le regard haut
Qui tiendrait le fanion de l’espérance

Comme un petit tambour, un cœur qui bat
Qui s’étonne encore d’être aimé.

J’ai parfois trébuché, O Dieu amour
Mais Tu m’as relevé
Tu viens me consoler, O Dieu amour
Tu me fais avancer.

Image : Soldier Boy par Schoony

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