Je crois en votre Amour

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Ce temps perdu, Seigneur, à ne pas témoigner de Toi ! Ce temps perdu.

Ce temps gâché à avoir peur, de ne pas finir mes fins de mois. Ce temps de stress inutile et dangereux, qui trace en moi des sillons de colère et de cynisme.

Ce temps bouffé à détester les uns, les autres, qu’ils me veuillent du mal ou pas, simplement parce qu’ils me dérangent parfois. Ou parce que quand Tu me demandes d’aimer, sans condition, je pense parfois à moi, juste à moi, et qu’ils crèvent, voilà.

Ce temps déchiqueté à faire semblant d’être autre chose que moi, où je porte comme un masque même quand au fond de moi, j’hurle à la peur, à la mort, à la perte de l’innocence.

Ce temps maudit du mensonge, de la déviance, du péché, qui racornit ma peau, cette laideur infâme et qui séduit.

Ce temps de la torture, Seigneur, où je donne ma tendresse avec parcimonie, quand l’autre crie son manque être aimé.

Ce temps du mépris, mon Seigneur, quand je trouve que les vieux font chier, que les jeunes m’emmerdent, et mes semblables aussi.

Ce temps où je me perds, où je pleure et trahis, ce temps dans le jardin à te semer.

Ce temps, je le place devant Toi, mon Seigneur, j’aimerais qu’il n’existe pas, mais il est là.

Mon désir d’être aimé est à la hauteur de ma laideur. Je veux que Tu m’aimes, O Seigneur, je désire ta tendresse que rien en moi ne mérite, tout simplement.

J’aspire à Ton Pardon, Jésus, j’aspire à regoûter le goût ineffable de l’innocence.

Je veux être berger, des crevasses plein les pieds, dormir auprès du feu, et les anges m’appellent.

Ils me disent Ta splendeur, Seigneur, Toi qui viens dans l’enfant, petit et innocent.

Ils me disent Ta Parole, Seigneur, toi qui ne parles pas dans ta mangeoire.

Ils me disent Ta puissance, Toi que l’on doit nourrir au sein, laver, et habiller.

Ils me disent la beauté de toute famille humaine.

Ils me disent ce creuset brûlant d’amour, beau à pleurer, à pleurer toutes ses larmes de repentir, où ton petit cœur de petit enfant nourri d’amour de Dieu reçoit l’amour de ta mère humaine, et notre mère, et l’amour de son époux.

Ils me disent la beauté de l’Immaculée.

Ils m’appellent à vous dire : Sainte Famille ! Ouvrez-moi grand les bras de votre amour, serrez-moi en vos Cœur brûlants d’Amour. Faites-moi une place au Ciel, où je serai enfin, guéri de tout ce temps passé à ne pas bien aimer.

Je crois en votre Amour, aujourd’hui, pour toujours.

 

 

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Image : Christopher Connell sous licence Creative Commons CC BY-ND 2.0

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