Je t’aime, mon Église

le

iStock_000002107357_Medium

Je t’aime, mon Église, dans ta fragilité. Je t’aime dans tes structures. Je t’aime dans tes curés. Je t’aime dans tes bonnes sœurs, vivantes et si données, qui sourient même quand tout les fait chier.

Je t’aime dans tes vieux, tes jeunes, et tes paumés. Je t’aime dans tes chants – les sublimes, comme les niais.

Je t’aime quand tu te bats, que tu te fais arnaquer. Je t’aime dans tes permanents pour la pastorale, tes bénévoles, la noria de retraités qui te permettent de tenir – parfois juste en venant trier quelques papiers.

Je t’aime pour tes problèmes, tes lenteurs, tes carences, en organisation et en communication. Je t’aime pour ce que tu fais, et ce que tu ne fais pas, ce dont j’hérite, et ce que je dois réparer.

Je t’aime parce tu n’es sûrement pas la plus belle – mais, pour Lui, le Seigneur t’a préparée. Il t’a ceint de sa propre couronne de gloire, t’a confié sa maison, et ses biens à gérer. Il t’aime comme on aime son amour de toujours, sa vieille mère, sa grande sœur, son unique épousée. En lui faisant confiance, en aimant simplement être près d’elle.

Car il ne te voit pas à travers tes structures, tes vieillards, tes curés, ta vieille photocopieuse ou quelques plans foirés. Il Te voit comme l’Épouse, et la porte du Ciel, qui apporte à tout Homme l’espérance de l’Éternité.

Je t’aime Ô mon Église, ton mystère m’émerveille. Je loue Celui qui s’offre à tous par ton appel, ta mission, tes misères, et ta pauvreté.

Je t’aime, Maison du Père, du Fils et de ‘Esprit, maison des petits et des pauvres, et maison des familles. Je t’aime car tu défends toujours la Vie, quels que soient les appels à se déshumaniser. On peut te crier dessus, te trahir, te huer, tu ne dévieras pas de l’unique clarté.

Toujours, près de ton feu, quiconque souffre viendra, trouvera une écoute, un cœur, sera aimé.

Qu’une telle destinée passe par nos pauvres mains, me dit que Dieu est fou, qu’Il s’est sûrement trompé !

Mais c’est moi qui me trompe, car par ma pauvreté, je témoigne de Lui, et pas de mes mérites.

Je ne suis rien sans toi, Église, ma demeure, en toi parmi les hommes je veux servir, aimer.

Je t’aime mon Église. Tu le sais.

Publicités

5 commentaires Ajouter un commentaire

  1. Myriam dit :

    Bonjour, Nous sommes très touchés par votre texte. Pourrions nous le reproduire (avec le lien bien sûr) sur une prochaine feuille de messe de notre paroisse (Saint André de Reims)?

    1. icatho dit :

      Bonjour, avec plaisir, veuillez juste donner l’adresser icatho.com merci !

      1. Myriam dit :

        Vous pouvez retrouvez votre texte (j’ai juste enlevé quelques passages pour qu’il tienne sur la feuille de messe) dans l’éditorial de la semaine sur http://www.saintandrereims.com/
        Merci encore!

  2. Super texte ! Très inspirant !
    comment pouvons nous vous joindre plus personnellement ?

    God bless

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s