Je t’aime, mon Église

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Je t’aime, mon Église, dans ta fragilité. Je t’aime dans tes structures. Je t’aime dans tes curés. Je t’aime dans tes bonnes sœurs, vivantes et si données, qui sourient même quand tout les fait chier.

Je t’aime dans tes vieux, tes jeunes, et tes paumés. Je t’aime dans tes chants – les sublimes, comme les niais.

Je t’aime quand tu te bats, que tu te fais arnaquer. Je t’aime dans tes permanents pour la pastorale, tes bénévoles, la noria de retraités qui te permettent de tenir – parfois juste en venant trier quelques papiers.

Je t’aime pour tes problèmes, tes lenteurs, tes carences, en organisation et en communication. Je t’aime pour ce que tu fais, et ce que tu ne fais pas, ce dont j’hérite, et ce que je dois réparer.

Je t’aime parce tu n’es sûrement pas la plus belle – mais, pour Lui, le Seigneur t’a préparée. Il t’a ceint de sa propre couronne de gloire, t’a confié sa maison, et ses biens à gérer. Il t’aime comme on aime son amour de toujours, sa vieille mère, sa grande sœur, son unique épousée. En lui faisant confiance, en aimant simplement être près d’elle.

Car il ne te voit pas à travers tes structures, tes vieillards, tes curés, ta vieille photocopieuse ou quelques plans foirés. Il Te voit comme l’Épouse, et la porte du Ciel, qui apporte à tout Homme l’espérance de l’Éternité.

Je t’aime Ô mon Église, ton mystère m’émerveille. Je loue Celui qui s’offre à tous par ton appel, ta mission, tes misères, et ta pauvreté.

Je t’aime, Maison du Père, du Fils et de ‘Esprit, maison des petits et des pauvres, et maison des familles. Je t’aime car tu défends toujours la Vie, quels que soient les appels à se déshumaniser. On peut te crier dessus, te trahir, te huer, tu ne dévieras pas de l’unique clarté.

Toujours, près de ton feu, quiconque souffre viendra, trouvera une écoute, un cœur, sera aimé.

Qu’une telle destinée passe par nos pauvres mains, me dit que Dieu est fou, qu’Il s’est sûrement trompé !

Mais c’est moi qui me trompe, car par ma pauvreté, je témoigne de Lui, et pas de mes mérites.

Je ne suis rien sans toi, Église, ma demeure, en toi parmi les hommes je veux servir, aimer.

Je t’aime mon Église. Tu le sais.

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5 Comments

  1. Bonjour, Nous sommes très touchés par votre texte. Pourrions nous le reproduire (avec le lien bien sûr) sur une prochaine feuille de messe de notre paroisse (Saint André de Reims)?

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