Les uns les autres

« Ce que je vous commande, c’est de vous aimer les uns les autres. » Jn 15, 17.

Ce que je vous commande ! Ce que je vous ordonne ! Ce que je vous donne l’ordre de réaliser ! Ce que je vous laisse comme feuille de route, principe incontournable, règle absolue de vie, loi, décret, mission, condition, engagement, pilier, préalable, c’est de vous aimer ! Et de vous aimer « les uns les autres », c’est-à-dire un par un, chacun tous et tous chacun ! Sans tri, sans choix, sans mesure, sans réserve, sans aparté, sans retenue !

Si ça n’est pas extraordinaire, ça…

Le Seigneur des Seigneurs, le Roi des Rois, le Lion de Juda, le Rejeton de la souche de Jessé, le Fils de David, le Serviteur de Dieu, le Fils de l’Homme, le Saint des Saints, la Maître de la Vie, le Sauveur, le Messie, le Rédempteur, l’Emmanuel, laisse un commandement à ses disciples, comme bien d’autres maîtres à travers l’histoire ; Il leur transmet son Savoir éternel, Il leur ouvre l’esprit à la compréhension de tout… et quel savoir, quel commandement, quelle parole mystérieuse, quelle kabbale, quel rite, quelle formule, quelle gnose, quel Graal, que leur laisse-t-il en héritage après Lui pour vivre comme Lui, en Lui, par Lui, pour Lui ?

« Ce que je vous commande, c’est de vous aimer les uns les autres. » Jn 15, 17.

Nous avons de l’amour une vision surannée, bleuette, naïve, lénifiante, stupide, limitée ! Nous ne comprenons pas la portée, le pouvoir, les possibilités de l’amour !

Plus fort et plus puissant que les formules magiques des mages et des sorciers, plus rayonnant et fort que tous les rayonnements solaires, plus grand et plus divin que toute la création, plus incroyable encore que tout ce que nos yeux peuvent contempler de beau, de grand, de pur, l’amour est une force sans limite, à laquelle il nous est donné le pouvoir de puiser sans compter, pour en vivre, pour le vivre, pour le diffuser ! Il guérit les blessures, il ressuscite les morts, il fait se lever le matin, il offre le pardon, il réunit en frères, il met en route, il fait naître les grands projets, il élève les cathédrales, il est ciment des liturgies, il est un baume intarissable qui guérit toute blessure, il donne la vie en abondance, il fait même affronter la mort et la torture avec joie si c’est pour Jésus-Christ, le Maître de la vie !

Nous sommes les plus heureux des hommes, nous à qui est donné ce pouvoir et ce commandement, celui de nous donner, celui de partager en abondance cet amour que nous ne possédons pas par nous-mêmes, dont nous sommes incapables par nous-mêmes, que nous ne saurions faire naître en nous par la seule force de notre volonté seule. D‘ou une certaine urgence de demeurer unis au Christ, source de notre amour.

L’amour est notre sceau, il nous a été donné au baptême. L’amour du Christ en nous nous rend capables des plus belles choses. Ses possibilités sont infinies, et infinie est notre vocation. Tout ce que nous faisons par amour n’est pas perdu, mais porte dès maintenant des fruits dans la vie éternelle.

L’amour est éternel. Oui, l’amour est en Dieu. Et même s’Il s’est incarné, s’Il est venu vivre avec nous, dans le temps, dans le long déroulement du temps, Il reste en Dieu, parce qu’en Dieu, Il demeure. Le commandement d’aimer, c’est le commandement de poser des gestes et des actes, des sentiments, des désirs, et des inclinations, dont nous sommes infiniment plus maîtres que ce que nous croyons, qui soient ancrés en Dieu, donc éternels.

Elle passera, la beauté des fleurs, et leur parfum avec. Les plages de sable blanc, et les Botticelli, même le Stabat mater de Pergolèse. Il passera le temps. L’amour demeure.

Tout ce que nous plaçons dans l’unique Trésor qui ne s’éteindra pas, nous le plaçons pour en vivre toujours, toujours. Dieu qui voit chaque chose telle qu’elle est, nous invite à ne plus nous battre pour des cadavres qui déjà sentent mauvais et tombent en pièces. Orgueil, pouvoir, mensonge, argent, contrainte, iniquités de toute sortes, gloriole, tristesse et dépression, tous les maux, toutes les chose vaines, ont en réalité le masque hideux de la mort éternelle. Jésus, qui nous appelle amis, nous ordonne, pour notre salut, d’aimer.

« Ce que je vous commande, c’est de vous aimer les uns les autres. » Jn 15, 17.


L’image utilisée pour illustrer cet article est publiée ici sous licence Creative Commons par son auteur, qui n’a aucun lien avec le présent blog et n’en approuve pas forcément le contenu.

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